Tristesse
Ce matin, j'avais une note dans mon pigeonnier pour me dire que D. serait absent toute la semaine et que son retour était indéterminé. Jusque là, tout est banal...jusqu'à ce que je me souvienne d'une histoire macabre racontée par un collègue vendredi passé lors de notre journée pédagogique.
"Ouin, avez-vous entendu parler de la madame qui est morte dans sa maison à [Enter name of village here] hier?? Les policiers pensent que c'est un meurtre. Ses enfants viennent à l'école ici. Ça serait des [Enter last name here]."
Mon coeur s'est arrêté de battre. J'suis toute à l'envers. C'est bel et bien la mère de D. L'article est sur Cyberpresse, mais malheureusement, je n'ai pas le texte complet. Le texte complet a paru dans La Voix de l'Est de vendredi passé. (J'essaie de m'en trouver une copie, mais ce n'est pas simple!) Une enquête est en cours pour tenter de déterminer la cause exacte du décès. Dans l'article sur Cyberpresse, il était simplement mentionné qu'elle avait "des blessures mortelles à la partie supérieure du corps."
Mes pensées vont vers D. et sa famille. À n'importe quel âge, ce n'est pas facile de perdre ses parents. À 14 ans, je suppose que les questions se bousculent davantage dans notre tête. Et puisque les policiers considèrent la mort comme étant suspecte, imaginez tout le branle-bas de combat autour de la maison. Ce n'est rien pour ne pas marquer les enfants. Demain, je pense qu'on va faire une carte pour D.
3 comments:
C'est sûr qu'à partir d'aujourd'hui, toute sa vie va changer..
Ça me fait de la peine quand je pense à tout ça. J'essaie de me détacher émotionnellement, mais le coeur me serre... J'suis trop émotive pour ce genre de choses. Ça va me passer et D. va avoir besoin d'aide et de support et de ses amis quand il va revenir à l'école.
J'ai assisté il y a quelques mois aux funérailles d'une mère de deux adolescents. Je ne la connaissais pas beaucoup, mais j'avais un noeud sur le coeur en regardant ses enfants. C'était tellement étrange de les voir : parfois, ils étaient en larmes, parfois, ils redevenaient des enfants rieurs qui se poursuivent en courant entre les tombes du cimetière.
On est jamais préparé pour parler avec les gens qui restent, je trouve.
Post a Comment