16 February 2003

Je suis de retour de mon voyage au Nouveau-Brunswick. Ça a été un peu trop court à mon goût, mais ce n'est pas grave. Dans 11 dodos, nous serons de nouveau réunis. C'est la première fois que je mettais les pieds dans cette province canadienne. L'hiver, c'est joli... alors j'imagine que l'été, ca doit être très charmant. Heureusement, j'aurai la chance d'y retourner en mai. Ai-je besoin de vous dire que jeudi, la route m'a paru interminable!! En plus des nombreux arrêts-pipi et les arrêts-bouffe plus longs que prévus, on a dû déjouer Dame Nature à quelques reprises. Ça a rallongé le voyage! Hier, j'ai eu l'impression de faire le voyage en 3-4 heures. Avec seulement 4 mini-arrêts, ça a été très vite: Moncton-Bromont en 9h.

Moments de Solitude, Moments de Désarroi

Savez-vous vraiment ce que ça fait de m'arracher à mon beau rôle stupide? D'enlever mon masque souriant, et de m'effondrer sous mes murs sombres? Y'a le soleil qui disparaît... L'ombre de la nuit recouvre toute lumière et il n'y a qu'une noirceur infinie qui s'échappe. Je dois rentrer, mais je ne veux pas de masque ce soir. Personne ne me verra. Je vais pleurer seule. Mes yeux bleus qui s'en vont... Seul mon coeur battant à un rythme effarant déchirera le plat silence de cette symphonie sans musique. Je pleure tous ces moments manqués et terminés et attendus...

14 February 2003

Lu dans Les hasards nécessaires, de Jean-François Vézina
"Il n'existe aucune recette miracle capable de nous concocter une rencontre importante, car, selon moi, les rencontres importantes de notre vie ne se programment pas. La rencontre significative entre deux personnes demeure un mystère que boudent très souvent les lois de la causalité et de la probabilité. En fait, c'est peut-être une illusion de croire que plus nous avons de moyens pour rencontrer l'être cher, plus les chances de rencontrer cette personne augmente."
"Nous fermons généralement les yeux devant un rapport qui pourrait permettre des transformations. Nous tournons le dos à ces occasions de changement, et bien souvent pour préserver une identité souffrante à laquelle nous nous sommes habitués. En effet, le changement fait souvent peur, même lorsqu'il s'agit de passer d'une situation à un statut plus agréable. Certains inconnus que nous croisons dans la rue nous attirent mais notre raison nous en détourne. Nous éprouvons parfois du regret lorsque nous perdons l'occasion d'aborder une personne qui a su stimuler notre intérêt."

13 February 2003

Je ne sais pas à quel moment j'ai dû y avoir recours, mais à un certain point de ma vie, j'ai dû me former une carapace. Nombre de fois elle m'a été utile pour empêcher les coups d'atteindre directement mon coeur. J'ai fini par étouffer. Chaque fois que ma carapace était touchée, j'étouffais un peu plus. J'avais un choix à faire: c'était moi ou elle. Et donc, la carapace est tombée. Je me retrouvais nue, face à la vie avec tous les coups à encaisser. Mes larmes trop longtemps refoulées ont aidé à détruire le reste de ma carapace. Je me sentais seule, fade, sans mur pour me protéger. Les gens verraient ma vraie nature, mes vrais sentiments, ma peine, mon âme qui a mal. Ça me brûle en-dedans. J'ai peur de ce que les gens vont penser de moi...

Brainstorming de citations qui proviennent de "Un merveilleux malheur", écrit par Boris Cyrulnik. (À lire!!!) Ces citations représentent beaucoup pour moi et je tenais à vous les faire partager... Peut-être que quelques-unes de ces citations agira comme un rayon de soleil dans votre vie. Du moins, je l'espère, puisque ces paroles sont empreintes d'une grande sagesse - ou peut-être le résultat d'une grande expérience de vie...
"Le malheur n'est jamais pur, pas plus que le bonheur. Mais dès qu'on en fait un récit, on donne un sens à nos souffrances, on comprend, longtemps après, comment on a pu changer un malheur en merveille, car tout homme blessé est contraint à la métamorphose."
"Une défense victorieuse ne coûte que quelques oxymorons. (L'oxymoron est une figure de style qui consiste à associer 2 termes antinomiques. "L'obscure clarté" de Corneille est l'exemple le plus célèbre. Le "braillard amour" de Shakespeare est aussi très populaire.) Quand l'adjectif "merveilleux" qualifie un objet auquel on ne s'attends pas - le malheur - cette figure permet d'exprimer une antithèse. L'oxymoron fait apparaître le contraste de celui qui, recevant un grand coup, s'y adapte en se clivant. Il devient aussi caractéristique d'une personnalité blessée mais résistante, souffrante mais heureuse d'espérer quand même."
"Un malheur n'est jamais merveilleux. C'est une fange glacée, une boue noire, une escarre de douleur qui nous oblige à faire un choix: nous y soumettre ou le surmonter. La résilience définit le ressort de ceux qui, ayant reçu le coup, ont pu le dépasser. L'oxymoron décrit le monde intime de ces vainqueurs blessés."
"La mémoire est ainsi faite qu'un événement dépourvu de signification ne laissera aucune trace dans la mémoire. L'émotion qui fixe les souvenirs résulte de la rencontre entre le niveau de développement d'un enfant et ses repères extérieurs et le sens que nous attribuons aux événements n'a qu'un usage privé. Dès que nous en faisons des récits, nos souvenirs cessent d'être incensés."
"La proximité des sentiments opposés est souvent constatée dans les situations extrêmes. C'est au moment du risque de sa perte que nous découvrons avec délice notre attachement à l'objet qui, avivé par cette découverte, nous permet de serrer contre nous, avec amour, la personne qui, une heure auparavant, nous laissait indifférents."
"Seuls les morts ne meurent jamais. Quand un enfant accède à la représentation de la mort, il comprend que le destin de ses parents les mène au point final. Il apprend à aimer des parents qui vieillissent et s'affaiblissent. Il apprend à tolérer que ses proches se trompent et soient parfois injustes."
"Le survivant est un héros coupable d'avoir tué la mort."

12 February 2003

La vie, c'est une question de choix. On choisit notre façon de réagir aux situations, la façon avec laquelle les autres peuvent nous influencer ou non, être de bonne humeur ou de mauvaise humeur, vivre notre vie de la manière qui nous convient... Parmi ces choix, ou bien on profite pleinement de la vie ou bien on s'y emmerde tant qu'on veut. La seule chose qui nous appartient et que personne ne peut contrôler, ni nous enlever, ce sont nos attitudes. Alors, quand on peut cultiver des attitudes positives, tout le reste est simple et facile.

11 February 2003

Est-ce que c'est comme ça qu'on se sent quand une situation nous échappe et quand les choses semblent être hors de notre contrôle? C'est difficile de se sentir impuissant alors qu'on voudrait tout faire pour sauver le monde, sauver les gens, sauver notre peau, sauver la face. Et la patience, est-ce qu'il y a une potion spéciale qu'on devait boire à la naissance pour que ça fasse partie de nous? J'crois que j'ai oublié de prendre la mienne et je vous jure que j'aurais besoin d'une sacrée dose! Je compte les jours. En ce 13 février 2003, il m'en reste 16 à attendre, fin de semaines comprises évidemment! Dans certaines situations, il est plus facile de baisser les bras que de remonter nos manches et se montrer fort. "Love takes time" C'est ce que Mariah Carey chantait. Il y a aussi cette chanson. Toutes les paroles me rappellent à lui. "Since the moment I spotted you [...] My stomach is filled with butterflies" Et je pourrais vous chanter aussi "Can't get you out of my head" Je vous épargne puisque je chante très mal.

10 February 2003

"Théorie du petit carré"

Dessinez un carré dans votre tête.
Vous choisissez d'être à l'intérieur ou à l'extérieur du cadre.
Si vous choisissez d'être à l'extérieur, vous êtes marginalisés, puisque personne ne vous montre les limites et vous ne vous en imposez pas non plus.
On a le choix!!
Penser comme tout le monde OU Avoir nos propres idées, nos propres convictions et nos propres valeurs auxquelles on adhère et on les défends.
Être le simple spectateur de notre propre vie OU Prendre position et assumer le rôle qui nous est conféré.
Ceci est une lutte contre la désertification de la société: nous devons essayer d'éviter la vision mécaniste et donc, prévenir l'assèchement de nos valeurs et l'érosion de celles-ci.
2 petites pensées:
"Pour voir des échecs, allez voir ceux qui ont réussi dans la vie"
"Charité bien ordonnée commence par les plus démunis"

09 February 2003

On m'a conseillé d'écouter une chanson cette semaine: "Why Don't You and I" de Santana et Chad Kroeger. Venant de cette personne, la chanson est très significative. En lisant les paroles, j'ai été touchée. Les paroles sont vraiment belles. À vous d'en juger!

Since the moment I spotted you
Like walking 'round with little wings on my shoes
My stomach's filled with the butterflies ...and it's alright
Bouncin 'round from cloud to cloud
I got the feeling like I'm never gonna come down
If I said I didn't like it then you'd know I'd lied
Everytime I try to talk to you
I get tongue-tied
Turns out that everything I say to you
Comes out wrong and never comes out right
So I'll say why don't you and I get together and take on the world and be together forever
Heads we will and tails we'll try again
So I say why don't you and I hold each other and fly to the moon and straight on to heaven
Cause without you they're never going to let me in
And slowly I begin to realise this is never gonna end
Right about the same time you walk by
And I say 'Oh here we go again' oh
When's this fever gonna break?
I think I've handled more than any man can take
I'm like a love-sick puppy chasin you around

Vous connaissez la peur de décevoir?
Ce qui peut être dit, et ce qui ne doit pas être dit.
Ce qui peut être fait, et ce qui ne doit pas être fait.
Je m'arrête, j'ai peur de vous décevoir.

05 February 2003

Les feux de circulation et les émotions, c'est pareil. On a des jours "Rouge", où tout va mal, la Terre nous en veut et tout le monde semble être contre nous. On en veut à des milliers de personnes d'être ce qu'ils sont et on s'en veut d'en vouloir à tant de gens qui nous ont rien fait. On a les jours "Jaune" où tout est dans un "entre deux". Tout ne va pas mal, tout ne va pas bien. Dans de telles journées, il nous est même difficile de savoir exactement et précisément comment on se sent. Finalement, il y a les jours "Vert" où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. On est heureux, on se sent bien avec nous-mêmes et avec les autres. Dans ces moments, rien ne peut nous arrêter ou gâcher notre bonheur. Ces doux moments nous appartiennent et nous les protégeons. Par contre, les coins de rue sont contradictoires : les feux ne sont pas de la même couleur pour tout le monde. Et c’est là qu’une différence s’établit entre les gens et leurs perceptions des autres. Cependant, il faut savoir respecter les couleurs de chacun.

01 February 2003

Certaines personnes que nous rencontrerons au cours de notre vie vont nous marquer plus que d'autres. Il y a ces amitiés où un sourire, un soupir, un silence ou un regard suffisent pour comprendre ce que l'autre pense ou comment elle se sent. Et il y a d'autres personnes aussi qui réussissent même à deviner presque exactement ce qu'on pense sans qu'on aie eu le temps de dire quoi que ce soit. Croyez-vous que le concept de frères ou soeurs cosmiques existe réellement ou ce ne sont que des suppositions de vieilles bonnes femmes astrologues? Vous savez, ces gens avec qui vous avez l'impression d'être plus que des amis... tellement proches l'un de l'autre que c'est comme si vous étiez frères et soeurs...

Et il y a des hasards de la vie qu'on ne peut expliquer... Plusieurs personnes passent dans notre vie et chacune de ces personnes laisseront une marque plus ou moins importante sur vous. Cependant, il faut voir ce que nous apportons à cette personne et aussi, ce qu'elle nous apportera en retour. C'est une relation donnant-donnant...