20 October 2006

Tempête tête tête

Y'a des jours où on voudrait que quelqu'un nous prenne dans ses bras et nous dise qu'on a fait es bons choix, qu'ils sont fiers de nous inconditionnellement, que c'est correct de ne pas se sentir à la hauteur des engagements que l'on prend. Aujourd'hui, j'avais besoin de tout, sauf d'être critiquée. J'ai réfléchis et j'ai pris une décision: je ne vais pas faire ma maîtrise tout de suite. Oui, j'avais commencé et je n'ai pas été enchantée de mon premier cours. Je me pensais prête à retourner à l'école. Je me suis trompée. J'ai vraiment envie de la faire cette maîtrise, mais pour le moment, je ne suis pas prête à sacrifier 1 samedi sur 2 pour aller à l'école. J'ai besoin de mes 2 jours de fin de semaine (ou de convalescence, c'est selon les semaines) pour refaire le plein. Un peu. Et la charge de travail est un peu lourde dans le sens que présentement, je regarde les devoir et je regarde ce que je dois apprendre pour enseigner de la matière que je connais avec du matériel que je ne connais pas. La semaine et la fin de semaine, ça me demande pas mal de temps et pour les autres choses, il ne reste plus beaucoup de temps. (Le ménage/lavage/vaisselle/repas ne se font pas tout seuls, il paraît!)
Je sais que j'ai de l'ambition. Je veux peut-être devenir directrice. Je ne le sais pas. Si c'est le cas, j'aurai les outils nécessaires. Y'a des jours où je me dis que je ne vais pas enseigner pour les 33 prochaines années de ma vie. Les jeunes sont tellement arrogants et méchants, je voudrais les faire rôtir et les manger. Cette semaine, trop de gens se sont permis de péter ma bulle. Je ne l'ai pas trouvée drôle. Mauvais timing. Je me remettais en question et certains commentaires m'ont achevée.
Je ne veux pas avoir l'air de la fille qui se cherche des défaites. Je ne suis pas prête. Point final. Jusqu'à maintenant, j'ai eu droit à des "C'est toi qui le sait, mais tu ne te donnes pas la chance d'essayer vraiment" ou "Plus vite tu commences, plus vite tu finis" ou "Pourquoi tu ne finirais pas ton cours avant d'abandonner?" ou "Ouin, c'est décevant, mais je ne connais pas beaucoup ta charge de travail" ou encore "Tu ne le fais pas là, tu ne le feras jamais". J'aurais juste voulu entendre "Si tu n'es pas prête, ça ne sert à rien de forcer les choses. Ça viendra." Maintenant, il est trop tard pour les gentilles paroles.
J'ai vidé toutes les larmes de mon corps. Je suis fatiguée de ma semaine. Je ne me sens pas bien dans ma peau (pour faire changement) parce que j'ai l'impression d'engraisser de 30 lbs à l'heure. Je veux m'asseoir et m'apitoyer sur mon sort "je-suis-laide-je-suis-grosse-bouhouhou".
Tout pour aider: il neige et je suis seule pour la fin de semaine.
Une chance que j'ai de la superbe correction et de la planif. pour me tenir compagnie. Vivement la fin d'étape!

2 comments:

Miss Ryvie said...

Cette foutue manie que nous avons, nous chers et tendres êtres humains à se sentir de compléter à tout prix la forme du carré... Il nous manque des informations pour compléter le tracé? Facile, on n'a qu'à puiser dans ce qu'on connaît déjà grâce à ses propres expériences ou à celles de l'ami de la fille de la soeur de la collègue assise au bureau d'en face.

C'est beaucoup plus simple ainsi! Pas besoin de faire d'effort pour comprendre l'autre, on sait déjà si c'est bien ou mal!

Pathétique...

Félicitations! À toi de choisir la forme de ta vie, peu importe ce que les autres t'ont dit. Tu as pris la bonne décision POUR TOI et c'est ce qui compte!

Ness Eva said...

Merci beaucoup, Miss R.
Commentaire très apprécié! :)