22 August 2006

Summer - Wrap up

Où commencer? Pour certains, ce que je vais raconter ici sera du réchauffé pour les autres, ce sera une belle histoire à lire avant d'aller faire dodo. On retourne en mai-juin. J'ai vécu mon lot d'émotions fortes. Pas mal plus que j'en voulais. Je préparais mon déménagement à Sherbrooke tout en essayant de garder la tête haute, terminer mon année scolaire, dire aurevoir à mes collègues (les gentils et les pas fins), prendre mes affaires et tourner une page importante de MON histoire. J'avais des idées plein la tête, des projets d'art pour l'été (l'artiste en moi se réveille un peu), je voulais voir des tonnes de gens, parcourir des milliers de kilomètres, aménager mon nouvel univers; je voulais changer d'air et ne pas me permettre d'avoir le coeur émietté.
Le 29 juin, après une LONGUE discussion, les plans ont changé de bord. Sherbrooke n'existait plus, car je restais ici. J'étais très heureuse puisque j'avais déjà mon poste. Là, il faut qu'on se trouve un nouvel endroit où rester parce que notre appart est loué depuis mai. (Et les futurs locataires sont psycho, mais c'est une autre histoire -très drôle- que je raconterai plus tard) Par chance que dans notre rue, il y a plusieurs blocs identiques et que quelques apparts sont encore disponibles. On fini de déménager nos affaires le 1er juillet. On prend quelques temps dans l'avant-midi pour trouver un autre appart ou peut-être un semi-détaché. Rien ne fait notre affaire. À 13h00, notre bail est signé, 3 blocs à côté d'où on restait. On emménage le 1er août. Merci bonsoir. Pendant ce temps, nos choses étaient entreposées chez la belle-famille. Et nous aussi. Je vais mettre les choses au clair, je les aime bien mes beaux-parents, mais la modération a bien meilleur goût. 30 jours, c'est pas si pire. Ou peut-être que si. Bref, on s'installe à moitié. Nos affaires sont compactées dans le garage, notre linge est à moitié disponible.
Des projets que j'avais planifiés, je n'en ai fait aucun. Je suis allée chez mes parents à quelques reprises, notamment pour aller voir mon grand-père qui a été hospitalisé 2 fois en 1 mois. Je suis allée à Montréal 1 fois pour aller chez mon frère (et je pensais mourir en prenant le Tunnel et encore plus quand j'ai pris la 40 Ouest au lieu de la 40 Est pour retourner chez moi), j'ai fais du babysitting imprévu parce que j'ai été incapable de refuser, je me suis fait bronzer un peu, j'ai essayé de répondre à vos courriels à l'intérieur de 72 heures (mais avec Internet dial-up, c'était pas le paradis) et j'ai déçu bien des gens et j'ai été déçue moi aussi. À la fin juillet, j'ai travaillé 2 jours pour faire de la surveillance d'examens. C'était payant, alors je l'ai fait. Sans que je m'en aperçoive, le mois de juillet était terminé.
On a emménagé le 29 juillet. La veille, j'ai passé la journée entière à frotter comme une damnée. L'endroit était sale, il y avait des trous sur les murs (parce que le cabochon avant nous a décidé d'accrocher ses cadres en utilisant des méga vis à "gyproc"), des grafignes partout, les portes sont noires... et il a habité l'endroit 9 mois! Sérieusement, les murs blancs, les réparations à faire, les trous dans le plancher de bois flottant, les taches sur les murs et les planchers, je m'ennuyais de ma mère (et de mon ancien appart)!!!! Le bloc est neuf. On a pris du temps à s'installer. Bref, après les promesses de notre proprio (un agent immobilier- GRRR), un monsieur est finalement venu réparer les murs et le plancher. On va repeinturer, ça va être un peu moins déprimant. Mais encore une fois, on est à moitié installés. Je ne peux rien accrocher sur les murs tant que je n'ai pas peinturé. Ça sert à rien.
Mes planchers? C'est une autre affaire qui marche pas. J'ai beau laver le plancher avec 50 000 produits, ça ne fonctionne pas. Quand on marche sur le plancher, nos pieds deviennent noirs. J'ai frotté comme une débile. J'ai lavé les planchers à 4 pattes. 1200 pi² à 4 pattes, c'est long en maudit! Je ne sais plus quoi faire.
La première journée qu'Internet a été installé, mon ordi a été infecté avec un spyware. Bad karma.
La semaine passée, on a pris des vacances ensemble. Valcartier jeudi. (Tout le Village Vacances a vu mes fesses, mais c'est encore une autre histoire). Tennis vendredi. Deux merveilleuses journées. J'ai été super impressionnée par le tennis. Plus jeune, j'avais suivi des cours privés. J'ai abandonné parce que j'avais personne pour jouer avec moi, mais j'ai encore ma raquette. La journée idéale pour le tennis quoi qu'il faisait TRÈS chaud. Une chance que j'avais des bouteilles d'eau en quantité! Le midi, on avait accès au "Club des Champions" et on a mangé comme des rois.
Un couple d'amis habite à 8 minutes d'ici et on les as vus 2 fois depuis notre déménagement. Ils se sont acheté une maison. Elle et moi, on va travailler à la même école cette année, alors on va covoiturer. Épargnons la planète.
L'école commence demain et j'ai des regrets de mon été. Je suis contente de recommencer, mais j'aurais pris 2 semaines supplémentaires de vacances.
Je ne me suis pas relue; c'est surement décousu, mais au moins, vous savez ce qui m'est arrivé. Je suis désolée d'avoir pris tant de temps avant d'écrire, mais je devais organiser les idées dans ma tête.
Il me reste quelques boîtes à défaire, peinturer les moulures des fenêtres, préparer mes choses pour demain et finir mon livre.
PS: Pourquoi avoir des regrets? Je me suis longtemps posé la question. Après tout, la vie est trop courte pour avoir des regrets.

1 comment:

Anonymous said...

J'ai souvent eu des regrets. Je sais pas pourquoi les tiens, mais moi, c'était souvent de NE PAS avoir fait quelque chose, qui, après avoir laissé le temps passer, aurait dû être fait. Sur le coup, on est fatigués, ça nous tente pas, pis après, POW, J'AURAIS DONC DÛ! Je parle ici de voyages et d'aventures et de personnes que j'ai "à moitié rencontrées"... bref, j'ai un courriel sur ce thème là qui traite aussi de la vieillesse. Lorsque tu seras sur ton "lit de mort" et que tu repenseras à ta vie, c'est ce genre de truc qui viendra de mordre les orteilles :)

C'était du réchauffé pour moi mais j'ai aimé les détails.

Oublie pas pour l'histoire de tes fesses et les "psycho's" hen!
- Chris